Décision cr

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

qpcother

En bref

Juridiction
Cour de cassation
Décision du
17 septembre 2025
Numéro de rôle
25-83.717
Formation
cr
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
532 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

N° P 25-83.717 F-D

N° 01308

17 SEPTEMBRE 2025

RB5

QPC INCIDENTE : IRRECEVABILITÉ

M. BONNAL président,

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E ________________________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________

ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, DU 17 SEPTEMBRE 2025

M. [D] [H], partie civile, a présenté, par mémoires spéciaux reçus le 30 juin 2025, deux questions prioritaires de constitutionnalité à l'occasion du pourvoi formé par lui contre l'arrêt de la cour d'appel de Papeete, chambre correctionnelle, en date du 17 avril 2025, qui, dans la procédure suivie contre M. [T] [F] des chefs de harcèlement moral, violation du secret professionnel, abus de confiance et violences aggravées, a prononcé sur les intérêts civils.

Sur le rapport de M. Laurent, conseiller, et les conclusions de Mme Viriot-Barrial, avocat général, après débats en l'audience publique du 17 septembre 2025 où étaient présents M. Bonnal, président, M. Laurent, conseiller rapporteur, M. de Larosière de Champfeu, conseiller de la chambre, et Mme Boudalia, greffier de chambre,

la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l'article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

1. La première question prioritaire de constitutionnalité est ainsi rédigée :

« En édictant les dispositions de l'article 497 du code de procédure pénale, modifié par la loi n° 83-608 du 8 juillet 1983, le législateur a-t-il porté atteinte au principe d'égalité devant la justice, au droit à un recours effectif et à la présomption d'innocence ? »

2. La seconde question prioritaire de constitutionnalité est ainsi rédigée :

« En édictant les dispositions de l'article 23 § 5 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, modifié par la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023, le législateur a-t-il porté atteinte au principe d'égalité devant la justice, au droit à un recours effectif et à la présomption d'innocence ? »

Examen de la recevabilité

3. Lorsqu'une question prioritaire de constitutionnalité est soulevée à l'occasion d'un pourvoi, par un mémoire personnel, celui-ci doit être déposé dans la forme et les délais prévus par les articles 584 et suivants du code de procédure pénale, le délai prévu par le premier de ces textes étant susceptible d'être prolongé en application de l'article 858 du même code.

4. Toutefois, si le mémoire personnel initial du demandeur non condamné pénalement est recevable, le mémoire additionnel de ce demandeur, y compris celui présentant une question prioritaire de constitutionnalité, même parvenu au-delà des délais fixés par les article 584 et 858 du code de procédure pénale, n'est recevable que s'il est déposé au greffe de la juridiction qui a statué et qu'il est antérieur au dépôt de son rapport par le conseiller rapporteur.

5. Faute d'avoir été déposés au greffe de la juridiction qui a statué, les mémoires personnels spéciaux de M. [H], adressés directement à la Cour de cassation, qui émanent d'un demandeur non condamné pénalement par l'arrêt attaqué, ne sont pas recevables.

6. Dès lors, ils ne saisissent pas la Cour de cassation des questions prioritaires de constitutionnalité qu'ils contiennent.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS, la Cour :

DÉCLARE IRRECEVABLES les questions prioritaires de constitutionnalité ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président en audience publique du dix-sept septembre deux mille vingt-cinq.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour de cassation dans cette affaire ?

qpcother. La juridiction a statué le 17 septembre 2025, sous le numéro 25-83.717.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25-83.717. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.