Demande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire)
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Nantes
- Décision du
- 15 mai 2025
- Numéro de rôle
- 25/00210
- Formation
- REFERE JCP
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 850 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
Minute n° 2025 /
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES - Palais de Justice
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 15 Mai 2025
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DEMANDEUR :
NANTES METROPOLE HABITAT 26, Place Rosa Parks BP 83618 44036 NANTES
représentée par Maître Benoît BOMMELAER, avocat au barreau de RENNES
D'une part,
DÉFENDEUR :
Monsieur [K] [L] 23 Ter Rue Henri Eugène Gouillard 44100 NANTES
représenté par Maître Clémence REBOUX, avocate au barreau de NANTES
D'autre part,
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Présidente : Stéphanie ZARIFFA Greffier : Marie-Pierre KIOSEFF lors des débats et Michel HORTAIS lors du pronioncé
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
PROCÉDURE :
Date de la première évocation : 20 mars 2025 Date des débats : 20 mars 2025 Délibéré au : 15 mai 2025
RG N° N° RG 25/00210 - N° Portalis DBYS-W-B7J-NRFR
Copies aux parties le : CE + CCC à Maître Benoît BOMMELAER CCC à Maître Clémence REBOUX + préfecture Copie dossier
L'Office Public Nantes Métropole Habitat est propriétaire d'un pavillont situé au 23 ter rue Henri Eugène Gouillard 44100 NANTES.
Un constat en date du 14 octobre 2024 relève l'occupation des lieux.
Par acte du 10 janvier 2025, l'Office Public Nantes Métropole Habitat a fait citer Monsieur [K] [L] devant le Juge des Contentieux de la Protection du Tribunal de Nantes statuant en référé afin de faire constater qu'il est occupant sans droit ni titre et obtenir :
- l'expulsion immédiate (sand délai) et sous astreinte de tout occupant ; - une indemnité de 100 euros au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile ; - la condamnation aux dépens qui comprendront le coût du constat.
A l'audience du 20 mars 2025, l'Office Public Nantes Métropole Habitat maintient sa demande.
Monsieur [K] [L] sollicite un délai à l'expulsion et une somme de 500 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile. Il expose que la maison était louée à un ami. Il est demeuré dedans après le décès de son ami et il en règle les charges.
A l’issue de l’audience, le Président a indiqué que le prononcé de la décision aura lieu le 15 mai 2025 par sa mise à disposition au greffe du Tribunal.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
SUR CE
Il n'est pas contesté que Monsieur [K] [L] occupe les lieux sans droit, ni titre.
En conséquence, l'Office Public Nantes Métropole Habitat est bien fondé en sa demande d'expulsion.
L'occupation se faisant hors de tout cadre contractuel, il convient de fixer une astreinte pour assurer l'effectivité de la présente décision et une indemnisation du propriétaire, dans les formes et montant fixés au dispositif.
Il n'y a pas lieu de supprimer le délai de deux mois prévu par l'article L. 412-1 du code des procédures civiles d’exécution, le simple fait de demeurer dans les lieux n'étant pas constitutif de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte visées par le texte.
Il n'y a pas lieu de statuer sur l'application de L. 412-6 du code des procédures civiles d’exécution relatif à la trêve hivernale alors que la présente décision est rendue en mai.
Il n'y a pas lieu d'octroyer des délais à Monsieur [K] [L] qui ne justifie d'aucune démarche pour se reloger autre qu'une demande de logement social sans aucune démarche active de sa part.
Il apparaît inéquitable de laisser à la charge du demandeur la totalité des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il convient de lui allouer une indemnité de 100 euros au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile.
Conformément à l'article 696 du code de procédure civile, il convient de tenir Monsieur [K] [L] au paiement des dépens comprenant le coût du procès-verbal de constat du 14 octobre 2024.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Nous, Juge des Référés, assisté du Greffier, statuant publiquement par mise à disposition au greffe du Tribunal, contradictoirement et en premier ressort ;
Constatons l'occupation sans droit ni titre de l'immeuble à usage d'habitation situé au 23 ter rue Henri Eugène Gouillard 44100 NANTES par Monsieur [K] [L] ;
Disons qu'à défaut pour l'occupant d'avoir libéré les lieux après la signification de la présente décision, il sera procédé à son expulsion et à celle de tous occupants de son chef, deux mois après un commandement de quitter les lieux, avec si nécessaire l'assistance de la force publique durant tout le temps des opérations jusqu'à libération complète des lieux ;
Prononçons, à défaut d'exécution de la décision susvisée dans un délai de 15 jours à compter de la signification de la présente décision, une astreinte provisoire de 30 euros par jour de retard ;
Disons n'y avoir lieu à modification des délais légaux, en allongement ou en suppression ;
Disons qu'une copie de la présente décision sera transmise à la Préfecture à la diligence du greffe ;
Condamnons Monsieur [K] [L] à payer à l'Office Public Nantes Métropole Habitat la somme de 100 euros en vertu de l'article 700 du Code de procédure Civile ;
Rappelons que la présente décision bénéficie de l'exécution provisoire ;
Condamnons Monsieur [K] [L] aux dépens qui comprendront le coût du constat du 14 octobre 2024 ;
Ainsi jugé les jour, mois et an susdits.
Le Greffier Le Juge des Contentieux de la Protection
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Nantes dans cette affaire ?
Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire). La juridiction a statué le 15 mai 2025, sous le numéro 25/00210.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/00210. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.