Demande d'autorisation de prolongation des mesures de rétention prises à l'encontre des étrangers en situation irrégulière

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Mainlevée de la mesure de rétention administrative

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire d'Orléans
Décision du
29 mars 2025
Numéro de rôle
25/01818
Formation
RETENTION ADMINISTRATIVE
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
1 117 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

COUR D'APPEL D’[Localité 4]

TRIBUNAL JUDICIAIRE D’[Localité 4]

Rétention administrative

N° RG 25/01818 - N° Portalis DBYV-W-B7J-HC7C Minute N°25/00431

ORDONNANCE statuant sur le contrôle de la régularité d’une décision de placement en rétention et sur la prolongation d’une mesure de rétention administrative

rendue le 29 Mars 2025

Le 29 Mars 2025

Devant Nous, Xavier GIRIEU, Juge au Tribunal judiciaire d’ORLEANS,

Assisté de Florian ANDRIEUX, Greffier,

Etant en audience publique, au Palais de Justice,

Vu l’Arrêté de la 28 - PREFECTURE DE L’EURE-ET-LOIR en date du 22 novembre 2022, ayant prononcé l’obligation de quitter le Territoire

Vu l’Arrêté de la 28 - PREFECTURE DE L’EURE-ET-LOIR en date du 21 mars 2025, notifié à Monsieur [O] [X] le à ayant prononcé son placement en rétention administrative

Vu la requête motivée du représentant de 28 - PREFECTURE DE L’EURE-ET-LOIR en date du 27 Mars 2025, reçue le 27 Mars 2025 à 16h09

Aucun recours en annulation de l’arrêté de placement en rétention administrative n’a été déposé au visa de l’article L.741-10 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

COMPARAIT CE JOUR (Le cas échéant par le biais de la VISIO CONFERENCE avec le centre de rétention administrative d’[Localité 3]) :

Monsieur [O] [X] né le 07 Décembre 1985 à [Localité 2] (SRI LANKA) de nationalité Srilankaise

Assisté de Maitre Anne Catherine LE SQUER, avocat commis d’office, qui a pu consulter la procédure, ainsi que l’intéressé.

En l’absence de 28 - PREFECTURE DE L’EURE-ET-LOIR, dûment convoqué.

Mentionnons qu’aucun interprète en tamoule n’était disponible pour se déplacer pour l’audience de ce jour et qu’il a été fait appel à un interprète intervenant par téléphone compte tenu de l’indisponibilité des interprètes contactés.

En présence, par téléphone, de Monsieur [W] [G], interprète en langue tamoule, inscrit sur la liste de la Cour d’appel de [Localité 5].

En l’absence du Procureur de la République, avisé ;

Mentionnons que 28 - PREFECTURE DE L’EURE-ET-LOIR, le Procureur de la République dudit tribunal, l’intéressé et son conseil ont été avisés, dès réception de la requête, de la date et l’heure de la présente audience par le greffier.

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Mentionnons que les pièces de la procédure ont été mises à la disposition de l’intéressé et du conseil.

Vu les dispositions des articles L.741-1 et suivants du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile

Après avoir entendu :

L’avocat en ses observations.

M. [O] [X] en ses explications.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DECISION

Monsieur X se disant [O] [X], né le 7 décembre 1985 à [Localité 2] (SRI LANKA), a été placé en rétention administrative le 24 mars 2025, puis transféré au centre de rétention administrative d’[Localité 3].

La préfecture d’Eure-et-Loir a saisi le juge du tribunal judiciaire d’Orléans le 27 mars 2025 aux fins de prolongation de sa rétention.

Monsieur X se disant [O] [X] a quant à lui adressé un recours de contestation de l’arrêté préfectoral le plaçant en rétention le 25 mars 2025 à 15h23.

Sur l’irrégularité du placement en rétention administrative :

Monsieur X se disant [O] [X] soutient notamment l’irrégularité de son placement en rétention administrative en date du 21 mars 2025, compte tenu de l’absence de signature par lui du procès-verbal de notification de l’arrêté.

Aux termes de l’article L.741-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile l’arrêté de placement en rétention administrative prend effet à compter de sa notification.

Il ressort de l’alinéa 2 de l’article R.744-16 du même code que le procès-verbal de notification des droits afférents au placement en rétention doit être signé par le fonctionnaire qui en est l’auteur.

En l’espèce, il n’apparaît pas que la décision de placement en rétention administrative prise le 21 mars 2025 a été notifiée à Monsieur X se disant [O] [X].

En conséquence, il n’est pas établi qu’il a pris effet, ce qui constitue nécessairement une atteinte substantielle aux droits de l’intéressé et l’effectivité de ce droit n’a pas été régularisée avant la clôture des débats au sens de l’article L743-12 du CESEDA, et la procédure de rétention qui s’ensuit est nécessairement irrégulière.

De ce fait il convient de faire droit au moyen d'irrégularité de la procédure qui a été soulevé et, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés, il y a lieu de constater l'irrégularité de la procédure et de dire qu'il n'y a pas lieu à ordonner la prolongation de l’arrêté de placement en rétention administrative de Monsieur X se disant [O] [X].

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Ordonnons la jonction de la procédure suivie sous le numéro .... avec la procédure suivie sous le .... et disons que la procédure sera suivie sous le seul numéro de N° RG 25/01818 - N° Portalis DBYV-W-B7J-HC7C ;

Constatons l’irrégularité du placement en rétention

Disons n’y avoir lieu à prolongation de la rétention administrative de Monsieur [O] [X]

Disons que le Procureur de la République a la possibilité dans un délai de 24 heures à partir de la notification de la présente ordonnance de s’y opposer et d’en suspendre les effets.

Notifions que la présente décision est susceptible d'être contestée par la voie de l'appel interjeté dans les 24 heures du prononcé de la présente ordonnance, devant le Premier Président de la Cour d'Appel d’ORLEANS ([Courriel 1]).

Rappelons à l’intéressé son obligation de quitter le territoire national.

Décision rendue en audience publique le 29 Mars 2025 à

Le Greffier Le Juge

Reçu notification et copie de la présente ordonnance le 29 Mars 2025 à ‘[Localité 4]

L’INTERESSE L’AVOCAT L’INTERPRETE

REPRESENTANT de 28 - PREFECTURE DE L’EURE-ET-LOIR

Copie de la présente décision est transmise par courriel au procureur de la République, au Tribunal Administratif d’Orléans, à la Préfecture de28 - PREFECTURE DE L’EURE-ET-LOIR et au CRA d’Olivet.

RECEPISSE DE LA DELIVRANCE D’UNE COPIE DE L’ORDONNANCE A L’INTERESSE (à retourner au greffe de la chambre du contentieux des libertés)

Je soussigné(e), M. [O] [X] atteste :

- avoir reçu copie de l’ordonnance du juge judiciaire en date du 29 Mars 2025 ;

- avoir été avisé(e), dans une langue que je comprends, de la possibilité de faire appel, devant le Premier président de la cour d’appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt-quatre heures de son prononcé, appel non suspensif ;

- avoir été informé(e), dans une langue que je comprends, que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel d’[Localité 4].

L’INTERESSE L’INTERPRETE M. [O] [X] [W] [G]

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire d'Orléans dans cette affaire ?

Mainlevée de la mesure de rétention administrative. La juridiction a statué le 29 mars 2025, sous le numéro 25/01818.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/01818. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.