Baux d'habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d'assurance et ordonner l'expulsion
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Nîmes
- Décision du
- 22 janvier 2025
- Numéro de rôle
- 24/04736
- Formation
- Juge de l'Execution
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 1 122 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 4]
LE JUGE DE L’EXECUTION
JUGEMENT du 22 Janvier 2025
DOSSIER N° : N° RG 24/04736 - N° Portalis DBX2-W-B7I-KWOR AFFAIRE : [D] [C] / [W] [S], [U] [S] Exp : Maître Roch-vincent CARAIL de l’AARPI BONIJOL-CARAIL-VIGNON
DEMANDEUR
M. [D] [C] né le 13 Février 1973 à [Localité 5], demeurant [Adresse 1]
représenté par l’AARPI BONIJOL-CARAIL-VIGNON, avocats au barreau de NIMES
DEFENDEURS
Mme [W] [S] demeurant [Adresse 2]
non comparante
M. [U] [S] demeurant [Adresse 3]
non comparant
jugement réputé contradictoire, en premier ressort, prononcé par Grégory SABOUREAU, juge de l’exécution, assisté de Julie CROS, Greffier présent lors des débats et du prononcé du délibéré, après que la cause a été débattue à l’audience publique du 22 novembre 2024 où l’affaire a été mise en délibéré au 22 janvier 2025, les parties ayant été avisées que le jugement serait prononcé par sa mise à disposition au greffe du tribunal judiciaire.
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSE
Par jugement du 07 novembre 2023, signifié le 16 novembre 2023, le Tribunal de Proximité d'Uzès a condamné solidairement M. [U] [S] et Mme [W] [S] à payer à M. [D] [C] une somme de 2 575,27 euros au titre de l'arriéré locatif afférent à un garage. La même décision ordonnait en outre aux preneurs de libérer le garage, de remettre les clés au propriétaire et de s'acquitter d'une indemnité d'occupation jusqu'à libération effective.
Par acte du 02 octobre 2024, M. [D] [C], a fait assigner M. [U] [S] et Mme [W] [S] à comparaître devant le juge de l'exécution du tribunal Judiciaire de Nîmes aux fins principales de fixation d'astreinte.
L'affaire a été appelée et retenue à l'audience du 22 novembre 2024 à laquelle M. [D] [C], est représenté. M. [U] [S] et Mme [W] [S], valablement assignés par dépôt de l'acte à étude, ne sont ni présents, ni représentés.
Dans le dernier état de la procédure, M. [D] [C], demeure en l'état de son acte introductif d'instance et demande au juge de l'exécution : de condamner solidairement M. [U] [S] et Mme [W] [S] au paiement d'une somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive ; d'assortir les condamnations à paiement prescrites par le jugement du 07 novembre 2023 d'une astreinte provisoire de 500 euros par jour de retard à compter de la signification du présent jugement et pour une durée de 4 mois, puis d'une astreinte définitive du même montant jusqu'à complet paiement ; et de les condamner solidairement au paiement d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, outre dépens. A l'appui de ses demandes, M. [D] [C] soutient essentiellement que le jugement du 07 novembre 2023 n'a pas été spontanément exécuté malgré l'engagement de nombreuses voies d'exécution forcées.
Le délibéré est fixé au 22 janvier 2025.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS
Sur la demande tendant à la fixation d'une astreinte :
Aux termes de l'article L. 131-1 du code des procédures civiles d'exécution : « Tout juge peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. / Le juge de l'exécution peut assortir d'une astreinte une décision rendue par un autre juge si les circonstances en font apparaître la nécessité ».
M. [U] [S] et Mme [W] [S], défaillants dans la présente instance, ne contestent pas s'être abstenus d'exécuter les termes du jugement du 07 novembre 2023 contenant condamnation au paiement des arriérés locatifs outre indemnité d'occupation. A ce jour la créance de M. [D] [C] du chef des condamnations prononcées par la décision précitée s'élève à la somme non contestée de 5 777,82 euros en principal, frais et intérêts.
Dans ces conditions, il y a lieu de faire droit à la demande d'astreinte présentée par M. [D] [C] et d'assortir l'obligation de paiement de la somme de 5 777,82 euros d'une astreinte de 25 euros par jour de retard passé un délai de trente (30) jours à compter de la signification de la présente décision. Cette astreinte courra sur une période maximale de 90 jours.
Le surplus des demandes sera rejeté, notamment s'agissant de la fixation d'une astreinte définitive, prématurée à ce stade de la procédure. Il appartiendra le cas échéant à M. [D] [C] de solliciter une telle fixation lors de l'éventuelle demande en liquidation d'astreinte qu'il pourrait présenter devant la juridiction de céans.
Sur la demande indemnitaire :
Aux termes des dispositions de l'article L. 121-3 du code des procédures civiles d'exécution : « Le juge de l'exécution a le pouvoir de condamner le débiteur à des dommages-intérêts en cas de résistance abusive ».
En l'espèce, M. [D] [C] n'établit pas, à l'appui de sa demande indemnitaire, le caractère abusif de la résistance opposée, étant incidemment rappelé que ladite résistance ne dégénère en abus pouvant donner naissance à une dette de dommages et intérêts que dans le cas de malice, de mauvaise foi ou d'erreur grossière équipollente au dol.
La demande indemnitaire de M. [D] [C] entre donc en voie de rejet.
Sur les dépens, l'article 700 du code de procédure civile et l'exécution provisoire :
Conformément à l'article 696 du code de procédure civile, M. [U] [S] et Mme [W] [S], qui succombent à cette instance, devront en supporter les dépens.
M. [U] [S] et Mme [W] [S] verseront à M. [D] [C], une somme totale de 800 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.
Aux termes de l'article 514 du code de procédure civile : « Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement ». Il s'en évince que la présente décision est assortie de l'exécution provisoire de plein droit.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Le Juge de l’Exécution, statuant après débats publics, par jugement réputé contradictoire rendu en premier ressort ;
FIXONS une astreinte provisoire à l'obligation de M. [U] [S] et Mme [W] [S] d'avoir à payer solidairement la somme actualisée de 5 777,82 euros en exécution des termes du jugement rendu 07 novembre 2023 par le Tribunal de Proximité d'Uzès ;
DISONS que cette astreinte s'élève à la somme de vingt-cinq (25) euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de trente (30) jours consécutif à la signification du présent jugement et qu'elle courra pour une période maximale de quatre-vingt (90) jours, au terme de laquelle il appartiendra le cas échéant à M. [D] [C], de saisir le juge de l'exécution aux fins de liquidation et condamnation au paiement ;
RAPPELONS que la course de l'astreinte susmentionnée est subordonnée à la signification, par voie de commissaire de justice, du présent jugement ;
DEBOUTONS M. [D] [C] du surplus de ses demandes ;
CONDAMNONS solidairement M. [U] [S] et Mme [W] [S] à verser à M. [D] [C], une somme totale de 800 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNONS solidairement M. [U] [S] et Mme [W] [S] aux dépens.
LE GREFFIER LE JUGE DE L’EXECUTION
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Nîmes dans cette affaire ?
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 22 janvier 2025, sous le numéro 24/04736.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/04736. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.