Demande en partage, ou contestations relatives au partage

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand
Décision du
6 janvier 2025
Numéro de rôle
24/02063
Formation
Chambre 2 Cabinet 4 -JAF4
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
740 mots

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

BM/CP

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 8]

JUGEMENT JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

LE SIX JANVIER DEUX MIL VINGT CINQ,

LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES, Monsieur [N] [P],

assisté de Madame Sophie BERAUD, Greffier,

JUGEMENT DU : 06/01/2025

N° RG 24/02063 - N° Portalis DBZ5-W-B7I-JR7J ; Ch2c4

JUGEMENT N° :

M. [T] [X]

CONTRE

Mme [D] [U]

Grosse : 1 Me Aline PAULET

Copie : 1

Dossier

Me Aline PAULET

PARTIES :

Monsieur [T] [X] né le [Date naissance 4] 1977 à [Localité 10] (76) [Adresse 3] [Localité 6]

DEMANDEUR

Comparant, concluant, plaidant par Me Aline PAULET, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND

CONTRE

Madame [D] [U] née le [Date naissance 1] 1981 à [Localité 11] (76) Dernier domicile connu : [Adresse 2] [Localité 5]

DEFENDERESSE

Défaillante faute d’avoir constitué avocat

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE

Monsieur [T] [X] et Madame [D] [U] ont vécu en concubinage ; ils se sont séparés.

Ils avaient fait l’acquisition en indivision, pour moitié chacun, d’un bien immobilier situé à [Localité 9] (86), acquisition financée par un emprunt immobilier solidaire.

Par acte de commissaire de justice en date du 16 mai 2024 (procès-verbal de recherches infructueuses), Monsieur [T] [X] a fait assigner Madame [D] [U] devant la présente juridiction, sollicitant sa condamnation à lui payer la somme de 20.312,80 euros avec intérêts au taux légal à compter du 12 octobre 2023.

Madame [D] [U] n’a pas constitué avocat.

L’ordonnance de clôture a été rendue le 6 novembre 2024 ; la partie comparante ayant accepté que la procédure se déroule selon une procédure exclusivement écrite, elle a déposé son dossier ce même jour, la décision étant mise en délibéré au 6 janvier 2025 par mise à disposition au greffe.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DECISION

Monsieur [T] [X] et Madame [D] [U] ont fait l’acquisition le 12 septembre 2006, pour moitié chacun, d’un bien immobilier, l’opération étant financée par des emprunts solidaires auprès du [7], ainsi qu’il ressort des actes de vente et contrat de prêt versés aux débats.

Ledit bien a été vendu le 6 novembre 2018 pour la somme de 106.000 euros (105.140 euros après paiement des droits), ainsi qu’il ressort de l’attestation notariée versée aux débats et du relevé de compte joint.

Les sommes restant dues au [7] s’élevaient alors à 109.162,80 euros ainsi qu’il ressort du commandement aux fins de saisie-vente versé aux débats.

Les créanciers personnels de Madame [D] [U] ayant formé opposition sur le prix de vente, a été remboursée au [7], sur ce prix de vente, la seule somme de 88.850 euros représentant :

- la quote-part indivise de Monsieur [T] [X] sur le prix de vente, soit donc 105.140 / 2 = 52.570 euros (Monsieur [T] [X] fait état d’une somme de 51.913,53 mais son calcul ne semble pas prendre en compte la somme de 1.036,94 euros reversée dans un second temps par le notaire au [7]) ;

- le montant restant disponible sur la quote-part de Madame [D] [U] sur le prix de vente, soit 88.850 - 52.570 = 36.280 euros (Monsieur [T] [X] fait état de la somme de 36.936,47 euros mais son calcul ne semble pas prendre en compte la somme de 1.036,94 euros reversée dans un second temps par le notaire au [7]).

Actionné par le [7], Monsieur [T] [X] a par la suite versé à cet organisme, par chèque et virement dont la justification est produite, la somme totale de 20.294,48 euros (et non 20.312,80 euros comme indiqué par Monsieur [T] [X]).

Monsieur [T] [X] a ainsi remboursé au [7] la somme totale de 20.294,48 + 52.570 = 72.864,48 euros alors qu’en application de l’article 1309 du code civil et à défaut de convention contraire il n’était tenu, entre les co-emprunteurs, qu’au remboursement de la moitié du capital restant dû, soit 109.162,80 / 2 = 54.581,40 euros.

En application des dispositions de l’article 1317 du code civil, le codébiteur solidaire qui a payé plus que sa part dispose d’un recours contre les autres à proportion de leur propre part.

Madame [D] [U] est ainsi redevable envers Monsieur [T] [X] de la somme de 72.864,48 - 54.581,40 = 18.283,08 euros au paiement de laquelle elle sera condamnée, avec intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure adressée par lettre recommandée le 12 octobre 2023.

Madame [D] [U] sera condamnée aux dépens.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, après débats publics, par jugement réputé contradictoire,

Condamne Madame [D] [U] à payer à Monsieur [T] [X] la somme de DIX HUIT MILLE DEUX CENT QUATRE VINGT TROIS EUROS ET HUIT CENTIMES (18.283,08 €), avec intérêts au taux légal à compter du 12 octobre 2023 ;

Condamne Madame [D] [U] aux dépens ;

En foi de quoi, le présent jugement a été signé par le juge aux affaires familiales et le greffier.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand dans cette affaire ?

Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 6 janvier 2025, sous le numéro 24/02063.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/02063. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.