Décision comm

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

cassation

En bref

Juridiction
Cour de cassation
Décision du
4 décembre 2024
Numéro de rôle
23-18.077
Formation
comm
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
1 405 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

COMM.

FM

COUR DE CASSATION ______________________

Audience publique du 4 décembre 2024

Cassation partielle et rectification d'erreur matérielle de l'arrêt attaqué

M. VIGNEAU, président

Arrêt n° 736 F-D

Pourvoi n° Z 23-18.077

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E

_________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________

ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIÈRE ET ÉCONOMIQUE, DU 4 DÉCEMBRE 2024

La société ACC, dont le siège est [Adresse 4], anciennement dénommée Avodroit, a formé le pourvoi n° Z 23-18.077 contre l'arrêt rendu le 2 juillet 2021 par la cour d'appel de Paris (pôle 5, chambre 11), dans le litige l'opposant :

1°/ à la société TMC, société à responsabilité limitée,

2°/ à la société SAM, société à responsabilité limitée,

3°/ à la société Cristal, société à responsabilité limitée,

ayant toutes trois leur siège [Adresse 6],

4°/ à la société Heineken entreprise, société par actions simplifiée, dont le siège est [Adresse 3],

5°/ à M. [F] [T], domicilié [Adresse 1], pris en qualité de liquidateur à la liquidation judiciaire de la société SAM,

6°/ à la société Brouard-Daudé, société civile professionnelle, dont le siège est [Adresse 5], en la personne de Mme [H] [R], anciennement liquidateur de la société ACC,

7°/ à la société Mandataires Judiciaires Associés (MJA), société d'exercice libéral à forme anonyme, dont le siège est [Adresse 2], en la personne de Mme [Z] [I], prise en qualité de mandataire de la société ACC,

défendeurs à la cassation.

La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, deux moyens de cassation.

Le dossier a été communiqué au procureur général.

Sur le rapport de Mme Comte, conseiller référendaire, les observations de la SAS Buk Lament-Robillot, avocat de la société ACC, après débats en l'audience publique du 15 octobre 2024 où étaient présents M. Vigneau, président, Mme Comte, conseiller référendaire rapporteur, M. Mollard, conseiller doyen, et Mme Labat, greffier de chambre,

la chambre commerciale, financière et économique de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.

Désistement partiel

1. Il est donné acte à la société ACC du désistement de son pourvoi en ce qu'il est dirigé contre les sociétés TMC, SAM et Cristal.

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Faits et procédure

2. Selon l'arrêt attaqué (Paris, 2 juillet 2021), la société Cristal exploitait, dans des locaux donnés à bail, un fonds de commerce de bar-brasserie qu'elle avait acquis de la société TMC. Bien que le bail commercial eût été résolu, à effet du 1er février 2012, pour non-paiement des loyers, elle a, par acte du 31 mars 2012, cédé le fonds de commerce à la société SAM au prix de 230 000 euros. La société Avodroit a rédigé l'acte de cession et a reçu le montant du prix de vente en qualité de séquestre.

3. Informée que la bailleresse poursuivait l'expulsion des locaux, la société SAM a obtenu d'un juge de l'exécution l'autorisation de faire pratiquer une saisie conservatoire sur les fonds séquestrés déposés sur le compte ouvert au nom de la société Avodroit, puis, le 25 mai 2012, l'a assignée au fond, ainsi que la société Cristal.

4. Le 27 juin 2016, la société SAM a été mise en liquidation judiciaire et M. [T] désigné en qualité de liquidateur. La société Avodroit, devenue la société ACC, a été mise en redressement judiciaire le 24 novembre 2016. Un plan de redressement de cette société a été adopté le 20 novembre 2020.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

Réponse de la Cour

7. Le vice allégué par le moyen procède d'une erreur matérielle dont la rectification sera ci-après ordonnée en application de l'article 462 du code de procédure civile.

8. Le moyen ne peut donc être accueilli.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs, la Cour :

Réparant l'erreur matérielle affectant l'arrêt attaqué, remplace dans son dispositif, en page 24 :

« Confirme les chefs du jugement ayant condamné la société ACC à payer à la société SAM la somme de 10.000 € à titre de procédure abusive, fait application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile et ayant statué sur les dépens ; »

par :

« Confirme les chefs du jugement ayant fait application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile et ayant statué sur les dépens ; »

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il fixe la créance de la société SAM au passif du redressement judiciaire de la société Avodroit, devenue ACC, à la somme de 192 675,98 euros, et en ce qu'il statue sur les dépens et l'application de l'article 700 du code de procédure civile, l'arrêt rendu le 2 juillet 2021, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ;

Remet, sur ces points, l'affaire et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant cet arrêt et les renvoie devant la cour d'appel de Paris autrement composée ;

Condamne M. [T], en qualité de liquidateur de la société SAM, aux dépens ;

En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette les demandes ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du quatre décembre deux mille vingt-quatre.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Les textes visés

Ce sur quoi la juridiction fonde sa décision, dans ses termes.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour de cassation dans cette affaire ?

cassation. La juridiction a statué le 4 décembre 2024, sous le numéro 23-18.077.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 23-18.077. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.