Baux d'habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d'assurance et ordonner l'expulsion

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Bordeaux
Décision du
4 octobre 2024
Numéro de rôle
24/00635
Formation
PPP Contentieux général
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
967 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

Du 04 octobre 2024

5AA

SCI/LC

PPP Contentieux général

N° RG 24/00635 - N° Portalis DBX6-W-B7I-Y3AO

Association PARME

C/

[J] [L]

- Expéditions délivrées à Me MAILLET

- FE délivrée à Me MAILLET

Le 04/10/2024

Avocats : Me Renaud ZEITOUN

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION Pôle protection et proximité [Adresse 1]

JUGEMENT EN DATE DU 04 octobre 2024

JUGE : Monsieur Jean-François SABARD, Magistrat honoraire

GREFFIER : Madame Louisette CASSOU,

DEMANDERESSE :

L’Association ASSOCIATION PARME immatriculée au SIRET 411 198 302 00373 [Adresse 4] [Localité 5]

Représentée par Me Renaud ZEITOUN, membre de la SCP Cabinet BAULAC & ASSOCIES Avocat au barreau de PARIS substitué par Me MAILLET avocat au Barreau de Bordeaux

DEFENDEUR :

Monsieur [J] [L] né le 04 Juin 1993 à [Localité 3] [Adresse 2] [Adresse 2] [Localité 3]

Absent

DÉBATS :

Audience publique en date du 08 Juillet 2024

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

PROCÉDURE :

Articles 480 et suivants du code de procédure civile.

EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE :

Suivant acte d’assignation devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux en date du 18 janvier 2024 à comparaître à l’audience du 26 mars 2024 à neuf heures auquel il convient de se reporter pour un plus ample exposé des faits, de la procédure et des prétentions de l’Association PARME , il est demandé au tribunal à l’encontre de Monsieur [J] [L] de constater le jeu de la clause résolutoire stipulée dans le contrat d’occupation meublée du logement situé dans la résidence sise [Adresse 2] à [Localité 3], d’ordonner son expulsion des lieux ainsi que celle de tous occupants de leur chef, d’ordonner l’enlèvement et le dépôt des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux aux frais et risques et périls du défendeur et de le condamner au paiement de la somme de 1273,06 euros arrêtée au 10 janvier 2024, redevance du mois de décembre 2023 incluse, à valoir sur le montant des redevances et charges restant actuellement dues sous réserve d’actualisation au jour de l’audience.

Il est sollicité également sa condamnation au paiement à titre provisionnel d’une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant du double de la redevance mensuelle révisable chaque année au taux en vigueur dans le foyer soit en l’état 1000,58 euros par mois à compter de la date d’effet de l’acquisition de la clause résolutoire jusqu’à la libération des lieux et remise des clés et une indemnité de procédure de 1000 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile outre les dépens de l’instance.

Cette affaire est venue à l’audience du 26 mars 2024 à laquelle seule la requérante était représentée et a été mise en délibéré au 19 avril 2024.

À l’audience du 8 juillet 2024 à laquelle cette affaire a été renvoyée après réouverture des débats justifiée par le changement de statut du magistrat au cours du délibéré, seule la requérante est représentée par son conseil, le défendeur bien que régulièrement assigné puis reconvoqué n’a pas comparu ni personne pour lui sans motif légitime.

La requérante indique qu’elle se désiste partiellement de ses demandes soit celles strictement afférentes à la résiliation du contrat et à l’expulsion du résident, celui-ci ayant quitté le logement le 5 mars dernier.

Elle maintient sa demande de condamnation au paiement de l’arriéré des redevances impayées actualisées au jour de son départ la somme de 1079,37 euros après compensation avec le dépôt de garantie ainsi qu’à une indemnité sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile et les dépens de l’instance.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DECISION :

Il sera donné acte à la requérante de ce qu’elle renonce à sa demande tendant à la résiliation du contrat d’occupation meublée et à l’expulsion du résident qui a quitté les lieux le 5 mars dernier.

Il résulte en effet des pièces de la procédure que suivant acte sous-seing privé du 14 décembre 2022, l’Association PARME a conclu un contrat d’occupation meublée en résidence sociale avec Monsieur [J] [L] pour une durée initiale d’un mois renouvelable par tacite reconduction dans la limite maximum de trois ans, ce contrat d’occupation meublée étant régi par les dispositions des articles L6 33-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.

Devant l’aggravation de la dette, la requérante était contrainte de lui signifier par acte de commissaire de justice du 6 octobre 2023 un commandement de payer pour un montant principal de 1299,12 euros lequel est demeuré infructueux et emporte acquisition de la clause résolutoire.

Il sera fait droit à la demande de la requérante en condamnant Monsieur [J] [L] à lui payer en deniers ou quittance valable la somme de 1079,37 euros après compensation du dépôt de garantie.

L’équité commande de condamner Monsieur [J] [L] à lui payer la somme de 500 € ce fondement des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile outre les dépens de l’instance.

Il convient de rappeler que l’exécution provisoire de la décision est de droit.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux statuant par jugement réputé contradictoire mis à disposition au greffe et en premier ressort.

DONNE acte à l’Association PARME qu’elle se désiste partiellement de ses demandes tendant à la résiliation du contrat d’occupation meublée et à l’expulsion du résident.

DÉCLARE l’action de l’Association PARME régulière, recevable et fondée.

CONDAMNE Monsieur [J] [L] à lui payer en deniers ou quittance valable la somme de 1079,37 euros après compensation du dépôt de garantie.

LE CONDAMNE à lui payer à une indemnité de procédure de 500 € sur le fondement des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.

LE CONDAMNE également à payer les dépens de l’instance.

RAPPELLE que la présente décision est exécutoire de droit à titre provisoire.

Ainsi jugé et mis à disposition, les jour, mois et an susdits.

LE GREFFIER LE JUGE DES CONENTIEUX DE LA PROTECTION

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Bordeaux dans cette affaire ?

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 4 octobre 2024, sous le numéro 24/00635.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00635. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.