Demande relative aux murs, haies et fossés mitoyens
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Bordeaux
- Décision du
- 28 juin 2024
- Numéro de rôle
- 24/00738
- Formation
- PPP Contentieux général
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 974 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
Du 28 juin 2024
70E
SCI/SMH
PPP Contentieux général
N° RG 24/00738 - N° Portalis DBX6-W-B7I-Y45E
[V] [L]
C/
[C] [X]
- Expéditions délivrées à Mr [C] [X]
- FE délivrée à Maître Blandine FILLATRE
Le 28/06/2024
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX Pôle protection et proximité
JUGEMENT EN DATE DU 28 JUIN 2024
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
JUGE : Madame Anne-Marie POUCH
GREFFIER : Madame Souad MOHAMED-HAMROUN
DEMANDERESSE :
Madame [V] [L] née le 16 Août 1946 à [Localité 4] [Adresse 3] [Localité 2]
Représentée par Maître Blandine FILLATRE de la SELARL GALY & ASSOCIÉS
DEFENDEUR :
Monsieur [C] [X] [Adresse 1] [Localité 2] Non comparant
DÉBATS :
Audience publique en date du 29 avril 2024
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
PROCÉDURE :
Articles 480 et suivants du code de procédure civile.
QUALIFICATION DU JUGEMENT :
Réputé contradictoire, premier ressort
1
EXPOSÉ DU LITIGE :
Mme [V] [L] a par exploit délivré le 8 mars 2024 fait assigner Mr [C] [X] devant le pôle protection et proximité du tribunal judiciaire de Bordeaux en vue d’obtenir, sur la base des articles 671 à 673 du code civil:
que Mr [X] soit condamné à l ‘élagage des branches, brindilles et ronces surplombant la propriété de Mme [L], à la réduction des haies situées en limite de propriété à la hauteur de 2 mètres ainsi qu’à l’arrachage non seulement des végétaux plantés en deçà de la distance de 50 cm de la limite séparative des deux fonds mais également de ceux envahissant le fosséqu’il soit dit que ces interventions devront se faire sous astreinte de 100€ par jour de retard passé un délai de 15 jours à compter de la signification du présent jugementque le défendeur soit condamné à lui rembourser le coût du constat d’huissier ( 369.20€ ) et à lui régler 1000€ par application de l’article 700 du code de procédure civile. L’affaire a été retenue à l’audience du 29 avril 2024 .
Au soutien de ses demandes Mme [V] [L] expose que Mr [C] [X] n’entretient pas la haie de son terrain contigu à sa propre maison d’habitation ce qui est de nature à gêner le bon écoulement des eaux à la suite de l’envahisssement pas la végétation du fossé situé entre les deux fonds.
Elle ajoute que toutes les démarches amiables entreprises par elle sont demeurées vaines.
Mr [C] [X] ne s’est ni présenté ni fait représenter.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
DISCUSSION
L’article 671 du code civil stipule que les haies,arbrisseaux et arbustes ne peuvent être implantés près de la limite de la propriété voisine qu’à une distance de 2 mètres de la ligne séparative pour les plantations dépassant 2 mètres et à la distance d’un demi-mètre pour les autres.
L’article 672 du même code précise que le voisin peut exiger que les arbres, arbrisseaux et arbustes ,plantés à une distance moindre que la distance légale,soient arrachés ou réduits à la hauteur déterminés à l’article 671, à moins qu’il n’y ait titre,destination du père de famille ou prescription trentenaire; que si les arbres meurent ou s’ils sont coupés ou arrachés ,le voisin ne peut les remplacer qu’ en observant les distances légales .
L’article 673 du code civil ajoute,quant à lui, que celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres,arbustes et arbrisseaux du voisin peut contraindre celui- ci à les couper .
Tel est bien le cas en l’espèce comme cela ressort du procès- verbal de constat dressé le 22 janvier 2024 par Maître [F] [I], commissaire de justice associé à [Localité 4] .
De cet acte, auquel sont annexées diverses photos,il ressort en effet :
que les végétaux et ronces débordent de façon importante, en volume et en hauteur, sur le mur de clôture séparant la propriété de Mme [V] [L] et celle de Mr [C] [X] que le fossé disparait complétement sous les végétaux .
Mr [C] [X] n’a pas réagi aux démarches amiables entreprises par la demanderesse pour faire cesser cette situation laquelle est susceptible de générer,notamment, un mauvais écoulement des eaux dans le fossé séparant les deux propriétés.
Au vu des dispositions légales susvisées, il convient,dès lors, de faire droit aux demandes présentées par Mme [V] [L] dans les termes spécifiés au dispositif de la présente décision et de condamner Mr [C] [X] à y procéder dans le mois de la signification de la présente décision avec passé ce délai, application d’une astreinte de 50€ par jour de retard sur une durée de 30 jours.
L’équité emporte,par ailleurs,que la somme de 700€ soit allouée à Mme [V] [L] par application de l’article 700 du code de procédure civile.
Le coût du constat réalisé à la demande de Mme [L] sera,en outre, inclus dans les dépens mis à la charge du défendeur.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal statuant publiquement,de façon réputée contradictoire,en premier ressort,et par mise à disposition
Condamne Mr [C] [X] à procéder à l ‘élagage des branches, brindilles et ronces surplombant la propriété de Mme [L], à la réduction des haies situées en limite de propriété à la hauteur de 2 mètres ainsi qu’à l’arrachage non seulement des végétaux plantés en deçà de la distance de 50 cm de la limite séparative des deux fonds mais également de ceux envahissant le fossé
Dit que ces diverses opérations devront être avoir été réalisées dans le mois de la signification de la présente décision,avec passé ce délai application,pendant 30 jours, d’une astreinte de 50€ par jour de retard .
Nous réservons la liquidation éventuelle de cette astreinte.
Condamne Mr [C] [X] à régler à Mme [V] [L] la somme de 700€ par application de l’article 700 du code de procédure civile.
Rappelle que le prononcé de l’exécution provisoire est de droit
Condamne Mr [C] [X] aux dépens en ce compris le coût( 369.20€ ) du constat dressé le le 22 janvier 2024 par Maître [F] [I], commissaire de justice associé à [Localité 4] .
Ainsi jugé et mis à disposition, les jour, mois et an susdits.
LE GREFFIER LE JUGE
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Bordeaux dans cette affaire ?
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 28 juin 2024, sous le numéro 24/00738.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00738. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.