Demande en paiement des loyers et charges et/ou tendant à la résiliation du bail et/ou à l'expulsion

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Interprète la décision, rectifie ou complète le dispositif d'une décision antérieure

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Paris
Décision du
5 juin 2024
Numéro de rôle
24/53896
Formation
Service des référés
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
833 mots

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS

■

N° RG 24/53896 - N° Portalis 352J-W-B7I-C477T

N°: 1

Requête du : 30 Mai 2024

[1]

[1] 1 Copie exécutoire délivrée le:

ORDONNANCE DE REFERE RECTIFICATIVE

rendue le 05 juin 2024

par Maïté GRISON-PASCAIL, 1er Vice-président au Tribunal judiciaire de Paris, agissant par délégation du Président du Tribunal,

assisté de Fanny ACHIGAR, Greffier,

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

DEMANDEURS

Monsieur [J] [Y] [Adresse 1] [Localité 2]

Madame [D] [F] [R] épouse [Y] [Adresse 1] [Localité 2]

représentés par Me Isabelle VEYRIE DE RECOULES, avocat au barreau de PARIS - #D2023

DÉFENDERESSE

S.A.S. PHAM’ILY PRESSING [Adresse 3] [Localité 4]

non représentée

Nous, Président,

Vu l’ordonnance de référé réputée contradictoire rendue le 30 avril 2024 (RG 24/50963) dans les termes suivants :

“Constatons l’acquisition de la clause résolutoire et la résiliation de plein droit du bail liant les parties à la date du 14 janvier 2024,

Ordonnons l’expulsion de la société Pham’Ily Pressing et de tous occupants de son chef des locaux donnés à bail situés [Adresse 3] à [Localité 4], avec, le cas échéant, le concours d’un serrurier et de la force publique,

Disons n’y avoir lieu à assortir la mesure d’expulsion d’une astreinte,

Rappelons que le sort des meubles et objets mobiliers se trouvant sur place est régi par les dispositions des articles L.433-1 et R.433-1 du code des procédures civiles d’exécution,

Condamnons la société Pham’Ily Pressing à payer à M. [J] [Y] et Mme [D] [R] épouse [Y], à titre de provision, la somme de 4 197,06 euros à valoir sur l’arriéré de loyers, charges et indemnités d’occupation arrêté au 14 janvier 2024, échéance de janvier 2024 comprise, avec intérêts au taux légal à compter du 13 décembre 2023,

Condamnons la société Pham’Ily Pressing à payer à M. [J] [Y] et Mme [D] [R] épouse [Y] une indemnité d’occupation, à titre provisionnel, égale au montant du loyer mensuel qui aurait été dû si le bail s’était poursuivi, augmenté des charges et taxes, jusqu’à la libération effective des lieux et la remise des clés, dans la limite de la somme mensuelle de 194,89 euros HT outre les charges de 150 euros tel que sollicité.

Condamnons la société Pham’Ily Pressing à payer à M. [J] [Y] et Mme [D] [R] épouse [Y] la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile,

Condamnons la société Pham’Ily Pressing aux dépens, en ce compris notamment le coût du commandement de payer délivré le 13 décembre 2023,

Disons n’y avoir lieu à référé sur toute autre demande,

Rappelons que la présente décision bénéficie de l’exécution provisoire de plein droit.”

Vu la requête en rectification d’erreur matérielle du conseil de M. [J] [Y] et de Mme [D] [R] épouse [Y], reçue au greffe le 30 mai 2024 ;

Vu l’article 462 du code de procédure civile ;

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DECISION

L'article 462 du code de procédure civile prévoit que : " les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande ".

L’ordonnance visée comporte une erreur matérielle en ce que le juge des référés, dans le dispositif de sa décision, a fixé l’indemnité d’occupation mensuelle à titre provisionnel “dans la limite de la somme mensuelle de 194,89 euros HT outre les charges de 150 euros tel que sollicité” aloalors que le loyer mensuel s’élève à la somme de 1 948,90 euros.

Il convient donc de rectifier l’erreur matérielle dans les termes du dispositif ci-après.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Statuant par ordonnance réputée contradictoire, mise à disposition au greffe,

Disons qu’en page 5 de la décision, dans le dispositif :

Il convient de remplacer :

“Condamnons la société Pham’Ily Pressing à payer à M. [J] [Y] et Mme [D] [R] épouse [Y] une indemnité d’occupation, à titre provisionnel, égale au montant du loyer mensuel qui aurait été dû si le bail s’était poursuivi, augmenté des charges et taxes, jusqu’à la libération effective des lieux et la remise des clés, dans la limite de la somme mensuelle de 194,89 euros HT outre les charges de 150 euros tel que sollicité.”

Par :

“Condamnons la société Pham’Ily Pressing à payer à M. [J] [Y] et Mme [D] [R] épouse [Y] une indemnité d’occupation, à titre provisionnel, égale au montant du loyer mensuel qui aurait été dû si le bail s’était poursuivi, augmenté des charges et taxes, jusqu’à la libération effective des lieux et la remise des clés, dans la limite de la somme mensuelle de 1 948,90 euros HT outre les charges de 150 euros tel que sollicité.”

le reste de la décision demeurant inchangé,

Disons que la présente ordonnance rectificative sera mentionnée sur la minute et les expéditions de l’ordonnance et notifiée comme l’ordonnance,

Disons que les dépens de la présente ordonnance rectificative seront à la charge du Trésor Public.

Fait et jugé à Paris le 05 juin 2024

Le GreffierLe Président

Fanny ACHIGARMaïté GRISON-PASCAIL

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?

Interprète la décision, rectifie ou complète le dispositif d'une décision antérieure. La juridiction a statué le 5 juin 2024, sous le numéro 24/53896.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/53896. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.