Demande de contrôle obligatoire périodique de la nécessité d'une mesure d'hospitalisation complète

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Maintien de la mesure de soins psychiatriques

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Nantes
Décision du
24 mai 2024
Numéro de rôle
24/00880
Formation
Juge libertés & détention
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
671 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

N° RC 24/00880 Minute n°24/373 _____________

Soins psychiatriques relatifs à monsieur [J] [R] ________

Demande de contrôle obligatoire périodique de la nécessité d’une mesure d’hospitalisation complète

MINUTES DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES __________________________________

ORDONNANCE DU JUGE DES LIBERTÉS ET DE LA DÉTENTION DU 24 mai 2024 ____________________________________

Juge des libertés et de la détention : François PERNOT

Greffière : Claire HALES-JENSEN

Débats à l’audience du 24 mai 2024 tenus au CH [2]

DEMANDEUR : CH [2]

Non comparant bien que régulièrement convoqué

DÉFENDEUR (personne bénéficiant des soins) : [J] [R], né le 30 avril 2000 à [Localité 1]

Non comparant, représenté par maître Floriane LARRE, avocat au barreau de NANTES, commis d’office,

Initialement hospitalisé au CH [2]

Tiers demandeur à la mesure initiale de soins : [D] [Y], en sa qualité de mère

Non comparante, convoquée

Ministère Public :

Non comparant, avisé. Nous, François PERNOT, juge des libertés et de la détention, assisté de Claire HALES-JENSEN, greffière, statuant en audience publique,

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Vu l’acte de saisine émanant de monsieur le directeur du CH [2], reçu au greffe le 17 mai 2024, concernant monsieur [J] [R] et tendant à la poursuite de la mesure d’hospitalisation complète dont cette personne fait l’objet depuis le 13 mai 2024, sur le fondement des articles L 3212-1 et suivants du code de la santé publique,

Vu les articles L 3211-1 et suivants et R 3211-7 et suivants du code de la santé publique,

Vu les articles L 3211-12-1, L3211-12-2 et R 3211-10 du code de la santé publique,

Vu les avis et pièces transmises par le directeur de l’établissement,

Vu les convocations régulières à l’audience de monsieur [J] [R], de son avocat, du directeur du CH [2] et l’avis d’audience donné au procureur de la République,

Après avoir entendu le conseil du patient en ses observations,

La décision a été mise en délibéré à la date du jour, les parties présentes ayant reçu avertissement des voies et délais de recours.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DECISION

Selon l’article L3212-1 du Code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut faire l’objet de soins psychiatriques sur la décision du directeur d’un établissement de santé que lorsque deux conditions sont réunies : - ses troubles mentaux rendent impossible son consentement, - son état mental impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance régulière justifiant une prise en charge en hospitalisation à temps partiel, ou sous la forme d’un programme de soins ambulatoires ou à domicile.

Les dispositions de l’article L 3211-12-1 exigent que la poursuite au-delà de douze jours de l’hospitalisation sans son consentement d’un patient fasse l’objet d’un examen par le juge des libertés et de la détention saisi par le directeur de l’établissement s’agissant d’une hospitalisation à la demande d’un tiers ou sur demande d’un médecin en cas de péril imminent pour la santé de la personne.

En l’espèce, monsieur [J] [R] a fait l’objet d’une hospitalisation complète sous contrainte selon la procédure prévue à l’article L. 3212-1 II du code de la santé publique (soins à la demande d’un tiers), à compter du 13 mai 2024.

Par décision en date du 21 mai 2024 prise après avis médical en date du même jour, le directeur de l’établissement de santé a levé les soins sans consentement, de sorte que la demande de maintien en hospitalisation complète est devenue sans objet.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement, par décision rendue en premier ressort,

Disons n’y avoir lieu à statuer sur la mesure d’hospitalisation complète de monsieur [J] [R],

Laissons les dépens à la charge du Trésor Public.

La greffière Le juge des libertés et de la détention

Claire HALES-JENSEN François PERNOT

Copie conforme de la présente ordonnance a été délivrée le 24 Mai 2024 à : - [J] [R] - Me Floriane LARRE - M. le Procureur de la République - Monsieur le Directeur du CH [2]

Avis de la présente ordonnance a été délivré le 24 Mai 2024 à : - Mme [D] [Y]

La greffière

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Nantes dans cette affaire ?

Maintien de la mesure de soins psychiatriques. La juridiction a statué le 24 mai 2024, sous le numéro 24/00880.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00880. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.