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Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Renvoi à la mise en état

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Paris
Décision du
25 avril 2024
Numéro de rôle
20/11631
Formation
9ème chambre 3ème section
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
686 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS [1]

[1] Copies exécutoires délivrées le :

■

9ème chambre 3ème section

N° RG 20/11631 - N° Portalis 352J-W-B7E-CTHWQ

N° MINUTE : 2

Assignation du : 12 Novembre 2020

ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT rendue le 25 Avril 2024

DEMANDEUR

Monsieur [B] [R] [Adresse 4] [Adresse 4] [Localité 1]

représenté par Me François WAGNER, avocat au barreau de PARIS, vestiaire #B0366

DEFENDERESSE

DIRECTION RÉGIONALE DES FINANCES PUBLIQUES D’ILE DE FRANCE ET DE PARIS [Adresse 2] [Localité 3]

représenté par son Inspecteur

MAGISTRAT DE LA MISE EN ETAT

Madame Béatrice CHARLIER-BONATTI, Vice-présidente

assistée de Pierre-Louis MICHALAK, Greffier

DEBATS

A l’audience du 14 Mars 2024, avis a été donné aux avocats que l’ordonnance serait rendue le 25 Avril 2024 par mise à disposition au greffe.

ORDONNANCE

Prononcée en audience publique Contradictoire en premier ressort

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

FAITS ET PROCEDURE

Le 9 novembre 2023, Monsieur [B] [R] a sollicité que soit révoquée l'ordonnance de clôture prononcée le 21 septembre 2023, ordonné le sursis à statuer jusqu'à la décision définitive qui sera rendue sur l'assignation délivrée par [P] [H] et sa mère [O] [H] le 14 septembre 2023.

Par ordonnance en date du 14 décembre 2023, le juge de la mise en état a rejeté les deux demandes et renvoyé la procédure à l'audience de mise en état du 29 février 2024, invitant les parties à signifier des conclusions récapitulatives.

Appel de cette décision a été interjeté le 28 décembre 2023, enregistré le 15 janvier 2024 sous le n°24/01098.

Par conclusions sur incident en date du 31 janvier 2024, Monsieur [B] [R] demande au juge de la mise en état de:

“Sursoir à statuer jusqu'à la décision qui sera prononcée par la Cour d'appel de Paris sur l'appel interjeté à l'encontre de l'ordonnance du juge de la mise en état du 14 décembre 2023; Réserver les dépens.”

Par conclusions en réponse signifiées le 26 février 2024, l'administration fiscale demande au juge de la mise en état de:

“Débouter Monsieur [R] de sa demande de sursis à statuer ; Condamner Monsieur [R] à tous les dépens de l'instance et dire qu'en toute hypothèse, les frais entrainés par la constitution d'un avocat qui n'est pas obligatoire en matière fiscale resteront à sa charge.”

Conformément aux dispositions de l'article 455 du code de procédure civile, il est fait expressément référence aux écritures des parties visées ci-dessus quant à l'exposé du surplus de leurs prétentions et moyens.

L'incident a été examiné à l'audience du 14 mars 2024 et mis en délibéré au 25 avril 2024.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DÉCISION

L'article 789 du code de procédure civile dispose que le juge de la mise en Etat est, jusqu'à son dessaisissement, seul compétent, pour statuer sur les exceptions de procédure.

Aux termes de l'article 378 du code de procédure civile, "la décision de sursis suspend le cours de l'instance pour le temps ou jusqu'à la survenance de l'événement qu'elle détermine". Le juge apprécie discrétionnairement l'opportunité du sursis à statuer en vue d'une bonne administration de la justice. Il est toutefois nécessaire que l'événement attendu ait une conséquence sur l'affaire en cours.

L'article 379 du code de procédure civile précise en outre que le sursis à statuer ne dessaisit pas le juge, qui peut, suivant les circonstances, révoquer le sursis ou en abréger le délai et qu'à l'expiration du sursis, l'instance est poursuivie à l'initiative des parties ou à la diligence du juge, sauf la faculté d'ordonner, s'il y a lieu, un nouveau sursis.

La procédure est enrôlée devant le Pôle 5 Chambre 10 de la Cour d'appel de Paris ; compte tenu de la complexité de l'affaire et pour une bonne administration de la justice, il sera sursis à statuer jusqu'à la décision de la Cour d'appel.

Les dépens seront réservés.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS :

Le Juge de la Mise en Etat, statuant publiquement, par ordonnance contradictoire, mise à disposition au greffe :

ORDONNE qu'il soit sursis à statuer sur l'ensemble des demandes dans l'attente de l'arrêt de la cour d'appel de Paris saisie du recours formé contre l'ordonnance du Juge de la Mise en Etat du 14 décembre 2023;

DIT que l'affaire est renvoyée à l'audience de mise en état du 4 juillet 2024 à 9h10 pour faire un point sur l'état d'avancement de la procédure pendante devant la Cour d'appel de Paris ;

RÉSERVE les dépens.

Faite et rendue à Paris le 25 Avril 2024

Le Greffier Le Juge de la mise en état

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?

Renvoi à la mise en état. La juridiction a statué le 25 avril 2024, sous le numéro 20/11631.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 20/11631. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.