Décision soc

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

cassation

En bref

Juridiction
Cour de cassation
Décision du
3 février 2017
Numéro de rôle
15-27.462
Formation
soc
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
8 848 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

SOC.

LG

COUR DE CASSATION ______________________

Audience publique du 3 février 2017

Cassation partielle

M. CHAUVET, conseiller le plus ancien faisant fonction de président

Arrêt n° 212 F-D

Pourvoi n° K 15-27.462

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E

_________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Statuant sur le pourvoi formé par :

1°/ M. [N] [K], domicilié [Adresse 1],

2°/ Mme [F] [B], domiciliée [Adresse 2],

3°/ M. [J] [U], domicilié [Adresse 3],

4°/ M. [G] [J], domicilié [Adresse 4],

5°/ M. [L] [W], domicilié [Adresse 5],

6°/ M. [H] [R], domicilié [Adresse 6],

7°/ M. [Z] [D], domicilié [Adresse 7],

8°/ M. [Q] [Q], domicilié [Adresse 8],

9°/ M. [S] [I], domicilié [Adresse 9],

10°/ M. [X] [L], domicilié [Adresse 10],

11°/ M. [X] [S], domicilié [Adresse 11],

12°/ M. [K] [E], domicilié [Adresse 12],

13°/ M. [M] [Z], domicilié [Adresse 13],

14°/ M. [I] [H], domicilié [Adresse 14],

15°/ M. [W] [T], domicilié [Adresse 15],

16°/ M. [U] [G], domicilié [Adresse 16],

17°/ M. [P] [C], domicilié [Adresse 17],

18°/ M. [D] [Y], domicilié [Adresse 18],

19°/ M. [R] [P], domicilié [Adresse 19],

20°/ M. [G] [F], domicilié [Adresse 20],

21°/ M. [T] [X], domicilié [Adresse 21],

22°/ M. [G] [A], domicilié [Adresse 22],

23°/ M. [X] [N], domicilié [Adresse 23],

24°/ Mme [B] [O], domiciliée [Adresse 24],

25°/ M. [A] [V], domicilié [Adresse 25],

26°/ M. [X] [M], domicilié [Adresse 26],

27°/ M. [X] [RR], domicilié [Adresse 27],

28°/ M. [G] [WW], domicilié [Adresse 28],

29°/ M. [X] [CC], domicilié [Adresse 29],

30°/ M. [C] [AA], domicilié [Adresse 30],

31°/ M. [V] [NN], domicilié [Adresse 31],

32°/ Mme [Y] [JJ], domiciliée [Adresse 32],

33°/ M. [E] [DD], domicilié [Adresse 33],

34°/ M. [G] [SS], domicilié [Adresse 34],

35°/ M. [X] [SS], domicilié [Adresse 35],

36°/ M. [O] [ZZ], domicilié [Adresse 36],

37°/ M. [D] [HH], domicilié [Adresse 37],

38°/ M. [HH] [GG], domicilié [Adresse 38],

39°/ M. [JJ] [EE], domicilié [Adresse 39],

40°/ M. [DD] [OO], domicilié [Adresse 40],

41°/ Mme [EE] [FF], domiciliée [Adresse 41],

42°/ M. [KK] [FF], domicilié [Adresse 41],

43°/ M. [NN] [UU], domicilié [Adresse 42],

44°/ M. [E] [MM], domicilié [Adresse 43],

45°/ M. [RR] [TT], domicilié [Adresse 44],

46°/ M. [Z] [BB], domicilié [Adresse 45],

47°/ M. [AA] [QQ], domicilié [Adresse 46],

48°/ M. [UU] [XX], domicilié [Adresse 47],

49°/ M. [FF] [II], domicilié [Adresse 48],

50°/ M. [ZZ] [LL], domicilié [Adresse 49],

51°/ M. [DD] [KK], domicilié [Adresse 50],

52°/ M. [YY] [VV], domicilié [Adresse 51],

53°/ Mme [QQ] [YY], domiciliée [Adresse 52],

54°/ M. [W] [PP], domicilié [Adresse 53],

55°/ M. [MM] [HHH], domicilié [Adresse 54],

56°/ M. [K] [YYY], domicilié [Adresse 55],

57°/ M. [SS] [NNN], domicilié [Adresse 56],

58°/ M. [II] [RRR], domicilié [Adresse 57],

59°/ Mme [QQ] [MMM], domiciliée [Adresse 58],

60°/ M. [BB] [TTT], domicilié [Adresse 59],

61°/ M. [G] [PPP], domicilié [Adresse 60],

62°/ M. [X] [DDD], domicilié [Adresse 61],

63°/ M. [FF] [LLL], domicilié [Adresse 62],

64°/ M. [X] [LLL], domicilié [Adresse 63],

65°/ M. [GG] [OOO], domicilié [Adresse 64],

66°/ Mme [TT] [SSS], domiciliée [Adresse 65],

67°/ Mme [VV] [ZZZ] veuve [AAA], domiciliée [Adresse 66],

68°/ Mme [CC] [AAA], épouse [CCC], [Adresse 67],

69°/ M. [OO] [AAA], domicilié [Adresse 68],

70°/ Mme [XX] [AAA], domiciliée [Adresse 66],

tous quatre agissant en qualité d'ayants droit de [ZZ] [AAA], décédé,

contre l'arrêt rendu le 24 septembre 2015 par la cour d'appel d'Orléans (chambre sociale), dans le litige les opposant :

1°/ à la société Garnier-Guillouët, société d'exercice libéral à responsabilité limitée, dont le siège est [Adresse 69], en la personne de Mme [PP] [JJJ], prise en qualité de mandataire liquidateur de la SA Circleprinters France,

2°/ à la société Angel-Hazane, société civile professionnelle, dont le siège est [Adresse 70], prise en qualité de mandataire liquidateur de la SA Circleprinters France,

3°/ au CGEA AGS [Localité 1], dont le siège est [Adresse 71],

4°/ au CGEA AGS Ile-de-France Est, dont le siège est délégation régionale UNEDIC-AGS Ile-de-France, [Adresse 72],

5°/ à M. [WW] [UUU], domicilié [Adresse 73], pris en qualité de mandataire liquidateur de la société Imprimerie Blois,

défendeurs à la cassation ;

Les demandeurs invoquent, à l'appui de leur pourvoi, les quatre moyens de cassation annexés au présent arrêt ;

Vu la communication faite au procureur général ;

LA COUR, en l'audience publique du 3 janvier 2017, où étaient présents : M. Chauvet, conseiller le plus ancien faisant fonction de président, M. Maron, conseiller rapporteur, M. Déglise, conseiller, Mme Hotte, greffier de chambre ;

Sur le rapport de M. Maron, conseiller, les observations de la SCP Gatineau et Fattaccini, avocat de M. [K] et des autres demandeurs, de la SCP Fabiani, Luc-Thaler et Pinatel, avocat des sociétés Garnier-Guillouët et Angel-Hazane, ès qualités, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Donne acte à M. [GG] du désistement de son pourvoi ;

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que la société Imprimerie Blois a licencié cent quinze salariés pour motif économique par lettres du 25 octobre 2008 et que M. [K] et soixante-six d'entre eux ont saisi la juridiction prud'homale pour obtenir diverses sommes tant à l'égard de la société Imprimerie Blois qu'à celui de la société Circleprinters France dont ils faisaient valoir qu'elle était leur coemployeur ; que l'une et l'autre de ces sociétés ont été placées en liquidation judiciaire, M. [UUU], étant désigné en qualité de mandataire liquidateur de la société Imprimerie Blois et la société Garnier-Guillouët, en la personne de Mme [JJJ], et la société Angel-Hazane, étant désignées en qualité de mandataires liquidateurs de la société Circleprinters France ;

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

Vu les articles L. 1233-61, L. 1233-62 et L. 1235-10 du code du travail ;

Attendu que pour dire que le plan de sauvegarde de l'emploi mis en place au sein de la société Imprimerie Blois était valide et débouter les salariés de leurs demandes tendant à se voir allouer des dommages-intérêts pour licenciements nuls, l'arrêt retient que le fait que le plan de reclassement ne comporte pas de postes situés au sein des filiales en Europe (Suède, Finlande, Autriche, Espagne), dont l'organisation ou le lieu d'exploitation ne permettait pas la permutabilité du personnel, sachant que la maîtrise de la langue du pays était requise pour l'exercice de tout poste n'est pas de nature à remettre en cause la validité du plan de sauvegarde de l'emploi ;

Qu'en se déterminant ainsi, alors qu'elle avait constaté que tous les postes disponibles situés à l'étranger dans les filiales du groupe auquel appartenait l'entreprise, n'avaient pas été proposés aux salariés, sans qu'elle ait vérifié qu'ils n'étaient pas aptes à les occuper du fait de leur absence de maîtrise de la langue de ces pays, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des textes susvisés ;

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres moyens :

CASSE ET ANNULE, sauf en ce qu'il constate la reprise de l'instance engagée par feu [ZZ] [AAA], rejette les fins de non-recevoir liées à la prescription de l'action et dit que la société Circleprinters France n'était pas coemployeur des salariés de la société Imprimerie Blois, l'arrêt rendu le 24 septembre 2015, entre les parties, par la cour d'appel d'Orléans ; remet, en conséquence, sur les autres points restant en litige, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Bourges ;

Met hors de cause la société Garnier-Guillouët, prise en la personne de Mme [JJJ], et la société Angel-Hazane, en leur qualité de mandataires liquidateurs de la société Circleprinters France ;

Condamne M. [UUU], mandataire liquidateur de la société Imprimerie Blois, aux dépens ;

Vu l'article 700 du code de procédure civile, le condamne, ès qualités, à payer aux demandeurs aux pourvois la somme globale de 3 000 euros ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du trois février deux mille dix-sept.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Les textes visés

Ce sur quoi la juridiction fonde sa décision, dans ses termes.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour de cassation dans cette affaire ?

cassation. La juridiction a statué le 3 février 2017, sous le numéro 15-27.462.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 15-27.462. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.