Décision cr
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
cassation
En bref
- Juridiction
- Cour de cassation
- Décision du
- 26 février 2020
- Numéro de rôle
- 19-84.383
- Formation
- cr
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 643 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
N° P 19-84.383 F-D
N° 47
SM12 26 FÉVRIER 2020
CASSATION
M. SOULARD président,
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E ________________________________________
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________
ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, DU 26 FÉVRIER 2020
L'officier du ministère public près le tribunal de police de Paris a formé un pourvoi contre le jugement de ladite juridiction, en date du 27 mai 2019, qui a relaxé M.P... et M. V... des chefs de violences contraventionnelles ;
Un mémoire a été produit.
Sur le rapport de Mme Drai, conseiller, et les conclusions de M. Valat, avocat général, après débats en l'audience publique du 8 janvier 2020 où étaient présents M. Soulard, président, Mme Drai, conseiller rapporteur, M. Moreau, conseiller de la chambre, et Mme Lavaud, greffier de chambre,
la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l'article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
Attendu qu'il résulte du jugement attaqué que, le 25 mai 2017, M.V... s'est présenté au commissariat de police pour déposer plainte contre M.P... pour des faits de violences survenus la veille ; que, convoqué par les enquêteurs le 20 octobre 2017, M.P... a reconnu l'existence d'une rencontre prévue le 24 mai 2017 afin d'avoir une explication avec M.V..., au cours de laquelle, alors qu'il parlait avec une des deux personnes accompagnant M.V..., ce dernier l'avait frappé, ce qui avait entraîné de sa part une réplique et de nouvelles violences de M.V... ; que M.P... a reconnu les violences et a déposé plainte contre M.V... ; que M.P... et M.V... ont été cités devant le tribunal de police du chef de violences volontaires et réciproques n'ayant entraîné aucune incapacité totale de travail ;
Attendu que, pour relaxer les deux prévenus, le jugement, d'une part relève qu'il ne s'agit que de jeunes qui n'ont pas saisi, ni compris qu'il ne fallait pas jouer avec la loi mais qui, en réalité n'ont commis aucune infraction répréhensible si ce n'est que d'attraire abusivement la justice, d'autre part formule un rappel de la loi en mettant les deux prévenus en garde contre ce qui pourrait grever leur budget si de tels faits devaient se reproduire ;
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
Vu l'article 567-1-1 du code de procédure pénale :
Attendu que le moyen n'est pas de nature à permettre l'admission du pourvoi ;
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
Par ces motifs :
CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions, le jugement susvisé du tribunal de police de Paris, en date du 27 mai 2019, et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi,
RENVOIE la cause et les parties devant le tribunal de police de Paris, autrement composé, à ce désigné par délibération spéciale prise en chambre du conseil ;
ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe du tribunal de police de Paris et sa mention en marge ou à la suite du jugement annulé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le vingt-six février deux mille vingt.
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Les textes visés
Ce sur quoi la juridiction fonde sa décision, dans ses termes.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Cour de cassation dans cette affaire ?
cassation. La juridiction a statué le 26 février 2020, sous le numéro 19-84.383.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 19-84.383. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.